L’enfer m’emmerde

Samedi 6 août 2022

Café Viridi, Vieux Chambly / Lorraine

70 kms

Bleu blanc rouge

Un truc de louf, je te dis! Le reste, je te raconte pas. Du coup, je plie bagages et tu ouvres les bras. Chère France, je reviens, même si ici, les camions sont gigagros, énormes! les routes à perte de vue, les grands espaces. Bisous à tati, tonton, tatoche et ….gnagnagna…

Go

Voilà, c’est lancé. Un blog comme tous les autres, des voyages et des vélos dans un oeil outremerdien. À part quelques exceptions, dont Charles Verreault et son écriture complètement sautée, c’est que des Français qui les font. Ici c’est pas ça. Ici c’est câlice, c’est tabarnak. Mais une seule fois. Ou deux, tiens. Un sacre par mollet, plié en deux que je suis, dans un parc de Bois-des-Filion. C’est les crampes. Mars dernier, elles me visitaient chaque jour. Leur nom : crampes de début de saison. « Magnésium et calcium », m’a dit Véro, magnésium et calcium j’ai fait. 2 500 kms pas de crampes! Mais aujourd’hui …

Un matin

10:00 H. Café Viridi, Vieux Chambly. Mon ami Bernard m’attend pour le café du départ. La gentillesse d’Eugénie et Audrée. Léa est en congé. Midi. Dehors, c’est la fournaise de Longueuil où je m’égare, c’est Montréal, échoué au parc Lafontaine à tordre les arbres de leur ombre, puis Laval. Voir Laval et se dessécher. Voir Laval et se vider de sa substance, à l’image de Laval. Je sens bien les tensions habituelles aux cuisses et aux mollets. Je reprends contact avec la route après quelques jours de break … normal … mais aujourd’hui …  Ça crie dedans ma gueule et ça prie dedans ma tête : stop! Faut pas que les muscles déchirent.

Une nuit

Les muscles tiennent curieusement le coup. Je roule à vitesse de sueur et de peur. Fa chaud. J’ai mal. Impossible de pousser la route plus loin, compte tenu de l’impact qu’aurait sur la suite du voyage une blessure majeure ou récurrente. Déjà que je me suis tapé 15 kms pour rien, dans les dédales du sud et du Nord de Montréal. Je boite. J’erre. Me trouve un spot de rêve à Lorraine, côté boisé. J’attends la noirceur et monte mon bivouac. Je dors comme un blessé. Inquiet. Les portes de l’enfer refermées.

Mon ami Bernard
Café Viridi, Vieux Chambly
Un spot de rêve

5 réponses à « L’enfer m’emmerde »

  1. J’apprécie te lire Paul en sirotant un café. Je commence à préparer mon bagage, j’envisage partir mon périple de vélo de Sherbrooke le samedi 20 ou dimanche 21août.

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    1. Super André! Tiens-moi au courant de ton périple. J’ai du mal à trouver le temps d’alimenter mon blog, mais j’ai su consigner mes notes ds un cahier. Donc, ça s’en vient! Problèmes musculaires dont mollets des le départ, un imprévu qui me jette 2 jours de retards sur mes prévisions …. qui restent des prévisions….
      J’ ai qd même pu rouler un 100 kms avant-hier, avant de ressentir à nouveau des douleurs aigües aux jambons. Alors hier: maigres 52 kms , mais j’avance et demeure prudent. Je sais que ça va se placer. Demain : parc de La Vérandrye.

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  2. Avatar de ariane longtin
    ariane longtin

    lâche pas paul. la douleur c rien en comparaison à l’accomplissemeny que tu es en train de réaliser!

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    1. Reçu Ariane, et merci! Il faut savoir aussi que sur le fond, c’est du plaisir ce que je fais-là. Je transmets en ecrits ce qui m’a marqué et m’inspire. Je redoute parfois que le lecteur ne retienne qu’une chose : le pénible de l’aventure. Mais bon, rouler des jours et des jours, c’est un peu ça : du pénible sur fond de bonheur, de la barbe dure sur peau sensible.

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  3. Paul, je te relis avec plaisir!
    Le retour à Chambly de l’homme renouvelé. Les Paul de l’avant pendant et après doivent se bousculer!
    Salut à toi ours blanc descendu du nord!

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